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2e moitié du 20e siècle. Il s'agit d'une époque de grands bouleversements pour les Etats-Unis: Les meutres de leaders et hommes politiques, la guerre du Vietnam, la corruption, la liberté sexuelle et musicale... dans ce cadre, les émeutes et soulèvements dans les ghettos et la radicalisation du mouvement pour les droits civiques ont mené certaines villes des Etats-Unis au bord de la guerre civile. L' enjeu était effectivement important. Dans une époque où la ségrégation est permise, en 1954, dans la ville de Montgomery, une femme noire, Rosa Parks refuse de céder sa place assise dans un bus à un blanc. Elle est emmenée par la police, une foule se rassemble, un pasteur du nom de Martin Luther King prend la parole au nom de tous et le mouvement pour les droits civiques des noirs américains commence. En 1956, la cours suprème abolit la ségrégation dans toutes les écoles. En 1963, la loi sur les droits civiques est votée. Mais rien ne semble changer. Malcolm X est assassiné en 1964, Martin luther king en 1968, plusieurs membres du Black Panther Party dans les années 70 à 73. Dans les années 70-80, le mouvement pour la dignité va être miné par les dissensions internes de la communauté noire américaine. Les assassinats successifs des leaders vont laisser la place à une multitude de groupuscules aux opinions divergentes. Un semblant d'intégration politique de la communauté semble se mettre sur pied (élections de maires noirs), mais en même temps le nombres de noirs dans les prisons ne fait qu'augmenter, la qualité de vie dans les ghettos descend en dessous du seuil de pauvreté et rejoint celle des pays du tiers-monde (croissance de la mortalité infantile, diminution de l'espérance de vie, majorité de femmes seules avec enfants à charge... ). Depuis 20 ans, le problème noir américain s'est transformé en problème des minorités défavorisées. En effet, suite à la vague d'immigration des latino-américains, le problème racial s'est transformé en problème de classe. Il s'agit moins de blancs et de noirs que de riches et de pauvres. Et pourtant, la problématique du rascisme semble être une des grandes préoccupations des américains. J'ai marché dans N.Y et j'ai vu ce qu'était l'écart entre l'Europe et les U.S.A. Je suis, à priori, plus destiné à subir les problème du racisme et de la confrontation des cultures que deux américains de couleurs de peau différentes. New-York, ville cosmopolite entre toutes, ne laisse pas voir le visage du racisme. La cohabitation des cultures est sa force. Et pourtant la différenciation noir / blanc est partout. Je n'ai rencontré que très peu d'américains blancs qui ait mis un jour les pied dans Harlem, aire exclusivement noire et hispanique. La télévision offre tous les jours des talk-shows où d'une manière ou d'une autre, la question des races est débattue. Il y a des jeux où des familles noires affrontent des familles blanches. La parité noir-blanc, grand credo des associations Politically Correct noires américaines, ne semble être revendiquée qu'au niveau des medias et des institutions de la bourgeoisie américaine. Ainsi la protection contre le rascisme est devenu une institution futile dans la mesure où elle semble plus participer au folklore américain qu'à une réalité politique et économique. Pourtant, le besoin de faire partie d'une communauté résistant aux ravages du libéralisme américain et qui revendiquerait les droits du citoyens se fait fortement sentir. Quand Louis Farrakhan, dirigeant du groupe nationaliste conservateur Nation Of Islam rassemble un million de noirs dans une marche pour la liberté, il s'agit moins d'une victoire de l'organisation musulmane qu'un cri lancé par une minorité en grande partie ravagée par l'économie du pays. Contrairement à ce que laissent entendre les libéraux américains, il s'agit moins d'un rascime (économique, politique) qui diminue que d'une pauvreté qui touche de plus en plus de communautés.
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Matériau utilisé dans l’émissionNarrations basée sur la lecture de l’histoire noir américaine par Robert L. Allen (« Histoire du mouvement noire aux Etats Unis » aux éditions François Maspero), racontée par Anne Chépot (journaliste à France Info) Témoignages que nous avons recueillis à New-york : Archives : discours de Malcolm X, Martin Luther King, W.E.B. Dubois et manifestation de Black Panthers que nous avons récoltés lors de notre voyage à New-York . Musiques :des chants militants enregistrés lors de manifestation du « Student Non-Violent Coordination Commitee » » et du « Black Panther party ». Des extraits de chansons des « Last Poets ». Un chant de James Baldwin. Toutes les parties en anglais sont traduites en français. La traduction est dite par Pierre Istace, journaliste à la RTBF. Le récit de la nouvelle de James Baldwin est faite par David Manet. La réalisation est de Guillaume Istace Alex Weiser a assuré la prise de son et le travail en studio La durée du documentaire est de 60 minutes La production a été assurée par Radio Panik
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