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Pornographie et sexualité en question. |
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Réalisation : Guillaume Istace / Prise de son : Guillaume Istace et Mathieu Dupont / Aide à la préparation au montage: Bouchra Ezzaïr / Montage et mixage : Guillaume Istace / Musique: Wevie Stonder / Produit par Guillaume Istace, avec le soutien de Axolotl ASBL,avec le soutien du Fonds d'Aide à la Création Radiophonique (Communauté Française), avec le soutien de la RTBF (Du côté des ondes) et celui de Radio Campus / Durée 1ère partie: 50:56 / Durée 2e partie: 55:07
Paris 2003. Je rencontre, au hasard d’un verre dans un bar, des personnes qui travaillent dans le milieu de la pornographie. Ils me décrivent leur travail, leur quotidien, leur morale et le regard des autres. Les descriptions qu’ils me font, l’état d’esprit de ces professionnels du « hard » et les discussions infinies sur la morale, la dignité humaine, la marchandisation du corps et les tabous de notre société me donnent envie de partir à la rencontre de ce milieu et de leur soumettre toutes mes questions. quand on regarde la place que la société laisse à la pornographie, on voit que la représentation de notre sexualité/animalité est soit interdite, soit confinée dans des espaces prévus à cet effet. D’un autre côté l’argument de vente que représente le « sexe » fait qu’on le voit partout. C’est le thème numéro un des revues d’été. Les clips video que diffuse MTV, avec leur cortège de filles à moitié nues et aux poses suggestives, se sont clairement emparés de l’esthétique pornographique. Plus largement, le corollaire de la pornographie qu’est le dévoilement de l’intime est devenu la matière première de la plupart des programmes de télévision. A cela s’ajoute l’acces immédiat et incontrôlable à toutes les formes de pornographie qu’offre le web. Il s’agit là d’un thème que nos sociétés ne gèrent pas facilement. Comme s’il y avait une faille quelque part. La radio m’apparaît comme un témoin possible de cette faille.
Dés lors mon envie d’aborder ce thème se définit. J’ai envie de rencontrer les professionnels de ce milieu, de les voir travailler et vivre dans un société qui ne les regarde que d’un œil à moitié ouvert. J’ai envie d’entendre des consommateurs de pornographie se confier sur les heures passées devant l’écran et sur les interrogations, doutes et rêves que leurs consommation éveille. J’ai envie de mettre en regard ces situations les unes avec les autres et de laisser émerger les questions que cet ensemble pose. Ma volonté d’aborder ce thème n’a pour but ni de promouvoir ni de lutter contre. Simplement d’être à l’écoute d’un rapport que le société a avec elle-même, avec sa part la moins raisonnable, avec sa part le plus animale..
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